Le 119, le numéro gratuit « Allô enfance en danger », l’une des activités du Groupement d’intérêt public Enfance en danger (GIPED), a failli cesser sa permanence de nuit pour apurer le déficit de 450 000 euros du GIPED. En cause, les coupes budgétaires de l’Etat.
Mais devant le tollé provoqué par des économies faites sur le dos de l’enfance en danger, Agnès Buzyn, ministre de la santé et des solidarités, a décidé de rehausser ce budget.
En septembre 2018, la direction générale de la cohésion sociale avait en effet décidé d’affecter au groupement le même budget qu’en 2018. Ce dernier, amputé de 7%, ne suffisait déjà pas à financer l’activité du GIPED. Et si les services ont pu être maintenus en 2018, c’est grâce à une importance trésorerie, inexistante aujourd’hui.
De nombreux départements se sont dits choqués par une telle décision, d’autant qu’aucune raison ne justifiait de remettre en cause un service que tous plébiscitent, et qui est indispensable à la transmission des informations préoccupantes.
Dans un courrier adressé la semaine dernière à Michèle Berthy, présidente du Giped, Agnès Buzyn a donc annoncé revenir à la dotation budgétaire de 2017 pour l’année prochaine, plus importante de 7%. « Ce retour permet au GIPED de poursuivre ses missions d’écoute, de transmission, de recherche et de mise à disposition de données chiffrées pour la protection de l’enfance », s’est réjouie dans un communiqué l’intersyndicale CGT-SUD-CFDT du GIPED.
Le courrier de la Ministre annonce en revanche la mise en place d’une mission d’appui de l’Etat afin d’améliorer « l’organisation et l’efficience » du service. Une nouvelle que les salariés ont accueillie avec suspicion. « Nous resterons particulièrement vigilants quant à cela mais également pour les années à venir, afin que le GIPED ne subisse plus de coupes budgétaires et que nos conditions de travail ne soient plus remises en question », préviennent-ils.
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