« Chaque demi-degré compte quand il s’agit des impacts du changement climatique », a expliqué la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte aux sénateurs, mercredi 10 octobre, lors de son audition par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable. Et c’est là le principal message du dernier rapport du GIEC (en anglais), qui vise à comparer deux scénarios d’évolution climatique, à +1,5°C et à +2°C.
Pourquoi avoir retenu ces deux chiffres ? Parce que l’Accord de Paris, validé lors de la COP21 de 2015, appelle les Etats à s’engager pour limiter le réchauffement climatique en dessous de +2°C (par rapport aux niveaux préindustriels), tout en les invitant à essayer de viser une hausse +1,5°C, comme le demandent les pays les plus vulnérables.
Un demi-degré, ça change tout
Les conséquences de ces deux scénarios d’évolution ont donc été analysées par les experts du Giec. Et le résultat est édifiant :
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Gazette des Communes, Club Techni.Cités
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Climat : Pourquoi les experts défendent un rôle accru des collectivités locales
Sommaire du dossier
- A quelles conditions la COP 21 sera-t-elle un succès ?
- Stuttgart, Manchester : deux exemples de villes « zéro carbone » à méditer
- COP 21 : L’accord international est signé, le travail de terrain continue
- Climat : le GIEC met-il la barre trop haut avec son scénario à 1,5°C ?
- Climat : l’appel des maires pour un accord plus ambitieux
- « Les maires peuvent sauver le monde, laissons-les faire »
- « Une organisation mondiale des villes devrait siéger à la Cop21 »
- Climat : « Toutes les régions de France seront touchées, les mesures d’adaptation doivent être localisées »
- Climat : un train d’avance pour le pays ch’ti
- Climat : « Les collectivités du Sud ont beaucoup à nous apprendre »
- « Les collectivités locales sont les premières prises à la gorge par le changement climatique »
- « Plus vite les collectivités se saisiront de la loi, plus vite nous verrons les outils à améliorer »
- « Les collectivités doivent faire encore plus de bruit sur la COP21 » – Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot
- Il faut « anticiper les changements climatiques à l’échelle régionale » selon le climatologue Hervé Le Treut
- « Il faut que le pouvoir énergétique soit décentralisé », Claire Roumet, directrice générale d’Energy Cities
- Marie-Monique Robin : « L’autonomie alimentaire et énergétique sera facteur de résilience »
- Climat : le chemin accompli, de Copenhague à Paris
- « L’adaptation au changement climatique implique d’inventer de nouvelles formes de management public »
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