Avec l’annonce de la création de l’Agence du Sport par Roxana Maracineanu, un pas a été franchi ce 16 novembre dans les travaux de refonte du sport français. Il s’agit de « rénover une organisation caduque, aujourd’hui basée sur une forte tutelle de l’Etat sur les fédérations et marquée par un manque flagrant de coordination entre les acteurs du secteur », pointe le ministère des Sports, dans un communiqué de presse.
La promesse est la suivante : « l’Etat, les collectivités territoriales, le mouvement sportif et le monde économique, vont désormais travailler de manière collégiale et concertée ». Et ce, en direction de deux cibles « intimement liées » : la haute performance et le développement des pratiques.
Collectivités : « Mieux se coordonner »
Il sera donc question d’une gouvernance partagée, qui « s’accompagne nécessairement d’une véritable évolution du rôle de chacun ». Pour les collectivités territoriales, premiers financeurs du sport en France, à hauteur de 10,8Md€ par an pour les communes, auxquels il convient d’ajouter 1,3Md€ pour les départements et les régions – « la volonté est de mieux se coordonner entre elles et avec l’Etat pour co-construire les orientations déclinées sur leurs territoires ».
Pour 2019, l’Agence du Sport sera dotée d’un budget évalué à près de 350M€. Elle bénéficiera dans un premier temps des financements publics issus du Centre National de Développement du Sport (CNDS) qui de fait disparaitra. Elle intégrera également les subventions accordées par le ministère des sports au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et au Comité paralympique et sportif français (CPSF). Au total, « près de 70 % des moyens d’intervention de cette agence seront dédiés au développement des pratiques », a souligné Roxana Maracineanu. Ce groupement d’intérêt public (GIP) entrera en vigueur au 1er mars 2019.
Jean Castex, haut-fonctionnaire et élu, à la tête de l’Agence
La ministre des Sports a également nommé Jean Castex à la tête de cette Agence du Sport. Actuellement, Délégué Interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques (Dijop) et par ailleurs maire de Prades, communes des Pyrénées-Orientales de 6000 habitants, il « sera, au nom de l’Etat, le garant du bon fonctionnement de la structure », a-t-elle assuré. Agé de 53 ans, ce haut-fonctionnaire, énarque, ancien conseiller-maître à la Cour des Comptes fut un temps pressenti pour succéder à Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur. Il a également été secrétaire général adjoint de la présidence de la République entre février 2011 et mai 2012, sous Nicolas Sarkozy.
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