Le collectif « Pas de bébés à la consigne » tire un bilan positif de sa journée d’action du vendredi 11 mars 2011.
« Même si nous ne sommes pas au niveau de la mobilisation de l’an dernier, un grand nombre de structures franciliennes ont été touchées par le mouvement de grève : près de la moitié à Paris, ainsi que neuf sur dix dans le Val de Marne et la Seine Saint-Denis. C’est bien la preuve de la persistance des difficultés rencontrées par les professionnels dans les établissements d’accueil de la petite enfance », témoigne Pierre Suesser, médecin de protection maternelle et infantile, et membre du collectif.
Conformément à ses souhaits, le collectif a été reçu vendredi 11 mars par Jacques Simbsler, conseiller chargé de la politique de la famille auprès de Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale.
« Le collectif n’avait plus eu de contact avec le ministère depuis mars 2010. Cette entrevue de trois heures dénote donc un réel changement de la part du gouvernement, du moins dans la forme », avance prudemment Pierre Suesser.
Car si le conseiller « a semblé à l’écoute sur la question des qualifications des professionnels de la petite enfance, rien de laisse présager que des décisions seront prises dans le sens de nos revendications », estime le porte-parole.
Nouvelle rencontre le 8 avril
Un nouveau rendez-vous a été fixé au ministère le 8 avril prochain, durant lequel le collectif espère avoir des réponses précises, concernant notamment le volet formation de son Plan d’urgence.
« Pas de bébés à la consigne » est néanmoins ressorti de cette entretien avec une certitude : l’opposition du gouvernement à la scolarisation des moins de 3 ans, que le conseiller de la ministre lui a clairement signifiée.
Même si les chiffres parlent d’eux-mêmes (35,4% de cette classe d’âge était scolarisée en 2000 contre 15,2% en 2009), les intentions semblent donc aujourd’hui bel et bien assumées…




