A la veille des manifestations, sous haute tension, des gilets jaunes, les élus locaux s’associent à l’appel au calme du gouvernement. Pour Régions de France, « rien ne justifie le recours à la violence pour faire entendre ses revendications ». L’Association des maires de France appelle chacun « à la responsabilité et au respect des lois de la République qui permettent l’expression libre des revendications ».
Le staff « Territoires » du gouvernement, composé de Jacqueline Gourault, Sébastien Lecornu et Julien Dernormandie reçoit ce 7 décembre, les représentants des associations d’élus. La ministre des Transports Elisabeth Borne, sa collègue du Travail, Muriel Pénicaud ainsi qu’Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, siègeront aussi autour de la table.
Un casting fourni, sans doute destiné à compenser le lapin qu’Emmanuel Macron a posé le 4 décembre aux édiles. Alors que les représentants des associations d’élus étaient attendues à l’Elysée, le Président de la République avait annulé ce rendez-vous la veille, préférant se déplacer à l’heure dite sur le théâtre des dégâts causés par la frange violente des gilets jaunes à la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay.
« Grenelle du pouvoir d’achat et de la transition écologique »
Depuis, les collectivités ont été invitées à participer à la préparation les débats locaux. Des rencontres que le gouvernement souhaite organiser du 15 décembre au 1er mars. Mais elles n’entendent pas se contenter d’un rôle logistique, au côté des préfets.
« En tant que pouvoirs publics locaux et élus de la République, nous devons assumer nos responsabilités de corps intermédiaires et proposer des solutions concrètes pour sortir de la crise », juge dans un communiqué publié le 7 décembre, le président de l’Assemblée des communautés de France, Jean-Luc Rigaut (UDI). L’ADCF considère que le grand débat décentralisé annoncé « devra transformer en profondeur la manière de concevoir et conduire les politiques publiques, en s’appuyant beaucoup plus fortement sur les territoires ». Villes de France en profite de son côté pour renouveler de son côté son appel à « un Grenelle du pouvoir d’achat et de la transition écologique ».
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