Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le Service national universel (SNU) prend forme peu à peu. Les premiers jeunes – entre 2000 et 3000 – testeront le dispositif dès cet été, dans 13 départements. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, a précisé le dispositif ce 17 janvier.
Séjour de cohésion
En juin 2019, les jeunes volontaires effectueront durant deux semaines un séjour de cohésion. La vie en communauté doit permettre un brassage des jeunes, comme le service militaire en son temps. « Le Service national universel répond à un constat sans appel : la jeunesse manque d’un moment de cohésion, de mixité, de cohésion sociale et territoriale, autour des valeurs de la République. Sortir de son environnement immédiat, se confronter à l’autre, découvrir un territoire, sont autant d’opportunités de se construire, de forger son identité », indique Gabriel Attal dans le document présentant le dispositif.
En internat, les jeunes âgés d’environ 16 ans suivront des modules de formations autour de sept thématiques :
- Défense, sécurité et résilience nationales
- Autonomie, connaissance des services publics et accès aux droits
- Citoyenneté et institutions nationales et européennes
- Développement durable et transition écologique
- Activités sportives et de cohésion
- Culture et patrimoine
- Découverte de l’engagement
Mission d’intérêt général
Les jeunes auront ensuite jusqu’au mois de juin 2020 pour faire la deuxième partie obligatoire du SNU : réaliser une mission d’intérêt général d’une durée de quinze jours. Plus d’habitat en commun pour cette étape, mais la possibilité de suivre un projet à plusieurs. En effet, la validation de la mission peut se faire sous différentes modalités :
- mission perlée : un ou plusieurs appelés apportent leur concours régulier à une structure locale, association ou chargée de service au public, comme les clubs sportifs, les services de pompiers, les EPHAD, etc.
- mission ponctuelle : un ou plusieurs appelés apportent leur concours à un projet d’intérêt général existant et ponctuel comme l’organisation d’événements culturels ou sportifs, des chantiers de restauration du patrimoine, etc.
- projet SNU : les appelés apportent leurs concours à un projet ad hoc, mis sur pied grâce à la participation des appelés SNU et permettant d’apporter un service substantiel à la société.
- projet collectif : plusieurs appelés décident de poursuivre un projet autonome d’intérêt général accompagnés par une structure d’intermédiation spécialisée, par exemple le Réseau national des juniors associations (RNJA), la Fédération des Maisons Des lycéens (FMDL), etc.
Enfin, après leurs 18 ans, les jeunes pourront, s’ils le souhaitent, poursuivre leur engagement via un service civique ou rejoindre le corps européen de la solidarité, le service sanitaire, les sapeurs-pompiers volontaires… Cette étape devra durer au minimum trois mois.
Les 13 départements choisis
- Ardennes
- Cher
- Creuse
- Eure
- Guyane
- Hautes-Pyrénées
- Haute-Saône
- Loire-Atlantique
- Morbihan
- Nord
- Puy-de-Dôme
- Val d’Oise
- Vaucluse
Thèmes abordés

