« La mobilisation a été identique à celle du 16 mars : 2 000 personnes ont manifesté à Paris », observe Eliane Forestier, secrétaire fédérale de la CFDT-Interco, ajoutant que « tout le monde reste extrêmement mobilisé ».
Et, selon les syndicats, cette mobilisation paie.
Les projets de décrets concernant la filière médico-sociale, rédigés dans le cadre de la réforme de la catégorie B, n’ont pas été inscrits à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), prévue pour le 13 avril. Ils auraient pourtant déjà dû être examinés le 16 mars 2011.
« On constate un recul de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) sur le dossier, en raison de la complexité du dossier, mais également de la pression que nous exerçons », juge Didier Pirot, secrétaire fédéral de la fédération Services publics et de santé à Force ouvrière (FO).
Selon André Giral, du secrétariat fédéral de SUD Santé-sociaux, les projets du gouvernement ont accentué la « crise d’identité » que connaissent les travailleurs sociaux, qui vivent mal le « manque de reconnaissance » à leur endroit.
Intégration en catégorie A – Pour les syndicats, la rédaction actuelle des futurs décrets est une illustration flagrante de ce manque de reconnaissance. Leur revendication est ancienne : l’intégration de ces métiers en catégorie A, qui devrait être une conséquence automatique de la réforme des formations, désormais à un niveau BAC + 3, liée au système européen de Licence-Master-Doctorat (LMD).
Cette revendication n’a pas été entendue. Pire, « on nous propose une grille régressive par rapport à celle en vigueur aujourd’hui, qui allongerait la carrière de dix ans et conduirait à un manque à gagner sur les salaires de 30 000 € en moyenne », pointe Eliane Forestier.
Second effet positif de la mobilisation, cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, UNSA, Solidaires) ont finalement été reçus à la suite de la manifestation, en fin de journée du 7 avril, par les ministres concernés, comme l’intersyndicale en formulait la demande depuis le 16 mars. Au cabinet de Georges Tron, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, on indique que la réforme prévue va donner lieu à des échanges supplémentaires entre les ministères de l’Intérieur, de l’Emploi et de la Fonction publique et entre les trois branches de la fonction publique.
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