La mission sera assurée dès le 1er mai par le nouveau Défenseur des Droits. Depuis la création de l’institution en 2000, la situation de 25 500 enfants a été traitée, avec une augmentation des réclamations de 30% en 2011 (3 450).
Parmi les points négatifs, Dominique Versini a cité la pénurie d’auxiliaires de vie scolaire ou encore l’échec de la lutte contre la pauvreté.
Deux millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles dont les revenus sont inférieurs au seuil minimum de pauvreté dans un contexte de manque crucial de logements sociaux et très sociaux, et de places en crèche.
Dominique Versini a également regretté le manque de soutien de l’Etat, dans l’application de la loi réformant la protection de l’enfance du 5 mars 2007 notamment, « ce qui a conduit à une augmentation des risques de placement à l’ASE d’enfants de familles en situation de précarité ».
Et de rappeler, à propos de cette même loi, qu’il a fallu « demander au Conseil d’Etat la création du fonds national de financement de la protection de l’enfance » alors que dans le même temps la loi relative à la prévention de la délinquance jouissait d’un statut beaucoup plus enviable, en termes de moyens par exemple.
Et la tendance ne parait pas prête à s’inverser à la lecture du projet de loi sur la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale présenté par Michel Mercier au conseil des Ministres le 13 avril qui, selon Dominique Versini, porte atteinte aux droits fondamentaux des enfants et aux principes de la justice des mineurs. « Nous avons maintenant besoin d’un Défenseur des droits libre, compétent et courageux », a-t-elle conclu.
Références
Rapport annuel 2010, Défenseure des enfants, 26 avril 2011

