« La place de la télémédecine dans l´organisation des soins ». Tel est le titre d’un rapport (*) mis en ligne il y a quelques jours sur le site du Ministère de la santé. A en croire ses auteurs cette place sera considérable. La télémédecine pouvant être « un bras de levier puissant » des restructurations hospitalières.
La loi «Hôpital-Patient Santé Territoire» (HPST) qui sera discutée au Parlement en février 2009, prévoit en effet de concentrer les plateaux techniques lourds et les experts dans des centres hospitaliers de référence. Quant aux petits hôpitaux, ils garderont un service d’urgence, de médecine polyvalente et une filière de prise en charge des personnes âgées. « La mise en place d’équipements de télémédecine peut être une contrepartie à la perte du plateau technique et de certaines spécialités dans les établissements de proximité » notent le Dr Pierre Simon et Dominique Acker, conseillers généraux des établissements et auteurs de ce rapport.
L’organisation de téléconsultations entre les petites et les grosses structures hospitalières auraient selon eux de multiples avantages, notamment pour l’Etat, « avec un meilleur aménagement du territoire, une maîtrise des dépenses, une gestion optimale du système de soins ». Mais aussi pour les usagers. Selon ces experts, une telle organisation, pourrait assurer, aux patients se présentant dans les structures d’urgences de proximité, une égalité des chances. La télémédecine devrait aussi sonner le glas des consultations avancées d’experts dans les petits hôpitaux.
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