La lutte contre l’exclusion est le 1ère champ d’intervention des centres communaux et intercommunaux d’actions sociale (CCAS-CIAS) : c’est ce que révèle la 1ère enquête nationale réalisée par leur Union nationale (Unccas), en collaboration avec la DGCS.
Les résultats en ont été rendus publics le 18 mai 2011.
3 299 centres sur les 3 827 du réseau ont répondu sur les interventions qu’ils mènent auprès de leurs 3 publics :
- ménages en difficultés,
- personnes en perte d’autonomie (âgées ou handicapées),
- enfants.
Après la lutte contre l’exclusion, ces interventions portent, par ordre décroissant :
- sur l’aide à domicile,
- la prévention et l’animation pour les personnes âgées,
- la gestion d’établissements d’hébergement pour personnes âgées,
- le soutien au logement et à l’hébergement,
- la petite enfance,
- l’enfance/jeunesse,
- le soutien aux personnes en situation de handicap.
C’est une véritable photographie à grande échelle de l’action sociale locale que cette enquête donne à voir.
La lutte contre l’exclusion – Depuis longtemps, la lutte contre l’exclusion passe en 1er lieu par l’aide alimentaire : bons alimentaires, colis, chèques….
Les CCAS gèrent aussi plus de 400 épiceries et restaurants sociaux. Cette aide alimentaire est en constante croissance (comme pour les associations), phénomène qui a justifié le lancement d’un travail approfondi d’enquête et d’analyse des pratiques qui donnera lieu à une journée de restitution le 5 octobre 2011.
En 2ème lieu, et c’est une surprise, les services d’accès à la culture et aux loisirs sont cités par près de 1000 CCAS/CIAS, devant le soutien à la gestion budgétaire, l’insertion professionnelle, l’accès aux soins ou la lutte contre l’illettrisme.
Personnes âgées – Les personnes âgées sont le deuxième public ciblé : 1 CCAS sur 2 gère au moins un service d’aide à domicile (portage de repas, accompagnement, téléalarme).
Les CCAS gèrent 719 foyers restaurants et de nombreux établissements pour personnes âgées dépendantes, ainsi que 57% des logements foyers publics. « Par ailleurs, les CCAS sont en train de bâtir des réponses innovantes qu’il faudra modéliser » commente Patrick Kanner, président de l’Uncass, citant l’exemple des Services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) et des Services polyvalents d’aide et de soins à domicile (Spasad).
Par ailleurs, la quasi-totalité des CCAS participent aux centres locaux d’information et de coordination (Clic).
Petite enfance – L’offre de service petite enfance apparaît comme un domaine d’intervention privilégié des CIAS, surtout dans les petits territoires, avec multi-accueils et relais d’assistantes maternelles mais aussi halte-garderies et crèches familiales. CCAS/CIAS gèrent au total près de 1 200 structures .
42 millions de français sont potentiellement « couverts » par les CCAS qui ont participé à l’enquête, dont :
- 1/4 dans des communes de moins de 10 000 habitants,
- 1/2 entre 10 et 80 000 habitants
- et 1/4 au-dessus de 100 000 habitants.
Mais des zooms devront éclairer certains résultats.
Par exemple, si, généralement, plus les CCAS sont grands, plus la palette d’interventions est grande, les exceptions sont à éclairer : volonté politique ? Existence d’une action sociale en interne ? Autre thème de réflexion incontournable : le devenir de l’intercommunalité sociale, entre logique de subsidiarité et réforme territoriale. Comment grossir et garder l’atout de la proximité ?
Part des CCAS et CIAS investis dans chacun des domaines étudiés selon la taille de leur territoire




