Le président du jury du 19è concours d’administrateur territorial, Jacques Marsaud a-t-il eu affaire à un cru exceptionnel ? Quoiqu’il en soit, le président du jury ne tarit pas d’éloges, dans un communiqué du CNFPT du 24 mai 2011, à propos des candidats qui ont réussi l’épreuve du grand oral :
- « Intelligence des situations »,
- « Personnalité forte et engagement personnel »,
- « Intérêt pour le service public local »,
- « Une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine – quoique tous aient un haut niveau de connaissances validé lors des épreuves écrites »,
- « Connaissance de l’environnement territorial dans lequel ils vont travailler ».
Autant de mérites qui avaient cruellement fait défaut à la promotion 2011 des candidats de l’ENA si l’on s’en réfère au bilan très sévère qu’avait établi, le 3 mai, Michèle Pappalardo, présidente du jury :
- «Trop de conformisme, à commencer par leur apparence vestimentaire »,
- Incapacité « à se distinguer par un style, un peu d’originalité, de prise de risque »,
- « Absence de « courage » ou de « force d’âme » au cours des entretiens eux-mêmes.
Ce que l’Inet a, l’ENA ne l’a pas – Autre atout à cette promotion de l’Inet : « la grande diversité de profils », liste à l’appui :
- « étudiants en science politique »,
- « anciens de l’ESSEC ou des Ponts-et-Chaussées »,
- « cadres territoriaux »,
- « géographes »,
- « économistes »,
- « enseignants agrégés de philosophie ou d’histoire »,
- « cadres de l’État et du secteur privé »,
- « acteurs du secteur associatif, de l’économie sociale et solidaire… »
Là encore, ce que l’Inet a, l’ENA ne l’a pas, à tel point que cela pourrait en devenir suspect : dans son rapport, Michèle Pappalardo déplorait… « le manque de diversité » et « des recrues majoritairement masculines ».
Coup du sort cette année pour l’ENA ? Niveau d’exigence et d’appréciation variable selon le président du jury ? Ou réelle réussite dans la diversification des recrutements pour l’Inet ?

