Pour Michel Destot, président de l’AMGVF, « les politiques de mixité sociale doivent être améliorées, tant que la loi SRU n’est pas appliquée, il ne peut pas y avoir d’équilibre social dans les agglomérations».
Dominique Braye, président de l’Anah, a souligné la nécessité de portage des projets par l’agglomération, tandis que Thierry Repentin, le président de l’USH, a insisté sur la notion de diversification urbaine, sur la nécessité d’apporter dans les quartiers d’autres fonctions que celles de l’habitat.
Meilleur accompagnement social des population- Tous réclament évidemment un 2ème programme national de rénovation urbaine, avec cette fois un meilleur accompagnement social des populations, condition de la pérennité des investissements.
Jean-Louis Borloo, le « père » du programme national de rénovation urbaine, va dans le même sens et estime que le PNRU 2 doit se poursuivre avec plusieurs programmes spécifiques : « un plan pour les 80 à 100 copropriétés les plus dégradées, quitte à modifier la Constitution pour le mener à bien, un programme particulier pour la Guadeloupe et la Martinique, avec des outils adaptés, et des moyens exorbitants du droit commun pour les 40 à 50 quartiers en Ile – de – France en très grande difficulté ».
Gérard Hamel, le président de l’ANRU, a proposé que le PNRU se poursuive sous forme d’un contrat unique qui englobe à la fois la rénovation urbaine et les actions sociales, en collaboration étroite avec l’ACSE. « Si nous ne réussissons pas l’accompagnement social dans les quartiers rénovés, les efforts seront voués à l’échec ».
Quant à la question du financement, elle est restée en suspens.
Certains évoquent à demi – mots un investissement plus fort du secteur privé, tandis que les élus locaux présents ont réclamé le retour des financements de l’Etat.




