Les chercheurs se sont appuyés sur un échantillon de 21 centres de santé (CDS), essentiellement municipaux, implantés dans 11 communes et, plus particulièrement en région parisienne, où ils sont issus d’une histoire remontant au lendemain de la seconde guerre mondiale. Avec pour caractéristique commune d’être situés dans des territoires considérés comme défavorisés.
Public plus précaire – Plus de 10 000 patients de plus de 18 ans, volontaires, ont participé à l’enquête de l’Irdes.
Le constat n’étonnera personne : les personnes qui frappent à la porte d’un CDS sont plus pauvres et plus malades que la moyenne… Les chiffres détaillés le confirment.
Comparativement à l’ensemble de la population consultant en médecine générale, les patients sont plus jeunes, avec un niveau d’éducation moins élevé, ils sont plus souvent inactifs (53% contre 39%) et quand ils sont actifs plus nombreux à travailler à temps partiel… Bref, un public plus précaire (60% contre 40%).
Une partie des « enquêtés » n’a pas de complémentaire et, pour ceux qui en ont une, l’étude note une « sur-précarité » des bénéficiaires d’une autre assurance complémentaire que la CMU-C.
«Si ces résultats montrent que ces CDS prennent en charge une population plus vulnérable et contribuent ainsi à faciliter son accès aux soins, il reste à évaluer la qualité des services fournis dans ces structures, et plus généralement leur adéquation aux besoins spécifiques des populations précaires», note l’Irdes qui appelle à une étude complémentaire.




