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Citoyenneté

« Je crois qu’il faut en passer par les statistiques ethniques », Kamel Hamza, président de l’Aneld

Publié le 18/07/2011 • Par Marwan Chahine • dans : France

Du 11 au 18 juillet, dix élus français, issus de la diversité, se sont rendus aux Etats-Unis pour étudier la façon dont est traitée la représentation des minorités visibles. Financé par la French American Foundation, le séjour rassemble des conseillers municipaux franciliens de gauche et de droite appartenant à l'Association nationale des élus de la diversité. Entretien avec Kamel Hamza, président fondateur de l'Aneld et conseiller municipal Ump à La Courneuve.

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Pourquoi ce voyage d’une délégation de l’Aneld aux Etats-Unis ?

C’est la seconde fois que nous nous rendons aux Etats-Unis après un premier séjour à Chicago en 2009, juste avant l’investiture de Barack Obama. Cette fois, nous avons rencontré le maire de Washington ainsi que celui de Baltimore, deux des plus grosses villes américaines dirigées par des Afro-américains. Nous nous sommes entretenus également avec le conseiller de Barack Obama chargé des questions de communautés ainsi qu’avec plusieurs acteurs économiques et sociaux. L’idée est de s’inspirer des bonnes pratiques, d’analyser les programmes mis en place par les entreprises ou les pouvoirs publics pour faire émerger des jeunes issus de la diversité. Mais aussi de voir de quelle façon ils ont réussi à faire changer les mentalités. La French American Foundation (lobby oeuvrant au rapprochement transatlantique, ndlr) a grandement contribué au financement et à l’élaboration du programme. L’ambassade des Etats-Unis en France a également participé.

Pourquoi les questions de diversité ont-elle tant de mal à émerger en France ?

La diversité fait peur. La France a un problème avec son histoire et a toujours du mal à reconnaître la richesse apportée par les enfants d’immigrés. Il s’est écoulé 60 ans entre Rosa Park et Barack Obama. Les accords d’Evian vont avoir 50 ans et un Algérien est toujours soupçonné de cacher un moudjahidin. On aurait même tendance à revenir en arrière et des événements comme la marche des Beurs sont aujourd’hui quasi oubliés. Ensuite, il y a la crainte du communautarisme, qui est perçu comme une menace pour le modèle républicain. Mais la vraie menace, c’est qu’en n’acceptant pas que des gens puissent être Français et musulman ou Français et Algérien, la société crée des apatrides en son sein. Il faut que les jeunes issus de la diversité puissent assumer ce qu’ils sont et ce que leurs parents ont été, leur histoire, leur religion…

Quelles solutions préconisez-vous pour améliorer la représentation des minorités visibles en France ?

Je crois qu’il faut en passer par les statistiques ethniques qui sont un préalable à une politique de discrimination positive. Les quotas expérimentaux ne m’effraient pas. On a essayé les symboles, mais ça n’est pas suffisant, car quelques exceptions servent de caution. Tous les partis politiques sont aujourd’hui prêts à signer des chartes, mais pas à placer des jeunes issus de la diversité en position éligible. En 2009, avant les régionales plusieurs membres de l’Aneld ont lancé un appel aux partis dans ce sens, mais n’ont pas été suivis. Je suis par ailleurs favorable à l’inscription du concept de diversité dans le préambule de la Constitution (idée soutenue par Nicolas Sarkozy en 2008), car je crois vraiment que l’absence de reconnaissance de la diversité est une injustice fondamentale.

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Commentaires

« Je crois qu’il faut en passer par les statistiques ethniques », Kamel Hamza, président de l’Aneld

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BB

21/07/2011 03h39

Je ne partage pas du tout une grande partie des idées émises dans l’article. En effet, il faut une fois pour toute abolir la double nationalité. Les Français en général ne comprennent pas que l’on puisse être à la fois Sénégalais et Français. Je pense que c’est ici que le bas blesse. De fait, un jeune né en France de parents étrangers est Français sans aucun doute mais il faudrait lui laisser le choix à sa majorité d’opter ou non pour l’une ou l’autre nationnalité. Je pense que ce choix deviendrait réellement opposable et il se sentirait en parfait accord avec ce qu’il est vraiment : Français ou pas !

Du pur délire !

25/07/2011 08h13

Invraisemblable de voir des jeunes issus de l’immigration (on l’est tous d’une certaine manière mais bon apparemment certains plus que d’autres) se revendiquer de cette idée issue de la droite la plus sombre de l’histoire. Les statistiques ethniques ne veulent rien dire et sont purement et simplement dangereuses. L’ambition de certains de ces jeunes est irresponsable. On peut être de deux nationalités comme on a deux parents (de toute manière on n’en transmets qu’une à ses enfants). Si, même élus, ces jeunes ne se sentent que partiellement français, on ne peut rien faire pour eux. Ce n’est pas en devenant une moitié de quelque chose et une moitié d’autres choses qu’on avance. On n’avance de toute manière jamais en regardant le passé, on prend appui dessus plutôt.

nanoupaz

11/12/2012 01h37

Bb pourquoi prendre l’exemple d’un sénégalais et pas d’un portugais ? C’est plutôt là que le bas blesse : vous n’acceptez pas les gens culturellement différent ! Ces jeunes en ont marre d’entendre l’expression « français issus de l’immigration ». Cette expression leur fait penser et surtout comprendre qu’ils ne sont et qu’ils ne seront jamais considérés comme des français. Le travail est à faire de chaque côté et surtout ensemble! Toutes les mentalités doivent évoluées. Mais en lisant les commentaires des internautes sur ce types d’articles j’ai peur et j’ai honte car la haine a envahi les cœurs. À la haine je réponds l’amour et la paix. Je suis une jeune française d’origine algérienne et de confession musulmane et je le vis parfaitement bien !

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