La Drees vient de publier une étude sur « L’implication de l’entourage et des professionnels auprès des personnes âgées ». Les résultats sont très difficiles à synthétiser et généraliser tant l’échantillon choisi est (trop) large : les personnes à partir de 60 ans.
Selon l’enquête Handicap-Santé, 3,6 millions sont « aidées régulièrement en raison d’un problème de santé ou d’un handicap dans les tâches de la vie quotidienne ».
15 % environ sont dans les tranches d’âge 60-74 ans et 50 % au-delà de 75 ans.
Par ailleurs, « l’entourage » est peu discriminé entre conjoints et proches non cohabitant.
Néanmoins ces résultats confirment, de manière chiffrée, certaines données déjà connues : un plus grand nombre de femmes aidées que d’hommes, par exemple, et pas seulement en raison d’une espérance de vie plus élevée (l’attribution habituelle des tâches ménagères aux femmes ?), ainsi qu’un recours à l’aide très lié au degré de dépendance, mesuré par l’indicateur Gir.
En Gir 5 et 6 de faible dépendance, l’aide moyenne de l’entourage est de 1 h 10 par jour, et des professionnels de 25 minutes ; en Gir 4 respectivement de 5 h et 50 minutes ; en Gir 3 de 4 h et 1 h 25 ; en Gir 1-2 de forte dépendance, de 5 h 15 et 2 h 10.
Lien avec la solitude – Le recours à l’aide des professionnels est également lié à la solitude – 69 % des personnes aidées vivent seules – et, toutes tranches d’âge confondues, les 2/3 des personnes âgées aidées par des professionnels le sont plusieurs fois par semaine.
Par ailleurs, alors que la réforme de la dépendance vient d’être repoussée à 2012, un tiers des personnes pourtant aidées déclarent ne pas recevoir toute l’aide dont elles auraient besoin dans leur vie quotidienne.
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