Cinq ans après, rien. La loi handicap du 11 février 2005 qui imposait d’ici 2011 une convergence entre la prise en charge des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées (article 13), en supprimant la barrière d’âge de 60 ans qui clive le médico-social, n’a rien donné. La question n’a même pas été mise sur la table du débat national sur la dépendance qui vient de mobiliser tous les acteurs du grand âge pendant six mois.
Pourtant, au nom d’une logique à la fois financière et opérationnelle, certains départements ont commencé à ébaucher une approche unique de ces deux publics, comme vient de le montrer une étude de l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée (Odas) rendue publique le 6 septembre 2011.
Une enquête quantitative et qualitative a été menée auprès de l’ensemble des départements métropolitains sur « l’accueil, l’information, l’évaluation et l’orientation des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées ».
Six d’entre eux ont fait l’objet de visites approfondies pour leur implication forte dans l’articulation de leur politique handicap/dépendance :
- l’Aube,
- la Corrèze,
- le Morbihan,
- l’Oise,
- le Pas-de-Calais
- et les Yvelines.
Crise et recherche de transversalité – Au-delà de ces conseils généraux pionniers, l’enquête de l’Odas révèle combien, en l’absence d’impulsion nationale, le décloisonnement entre personnes âgées dépendantes et personnes handicapées est difficile à mettre en pratique.
Mais la crise du financement social devrait vite pousser à la recherche de transversalité. La réforme territoriale sera-t-elle un aiguillon ? La convergence pourrait trouver son expression dans « un projet local de territoire mettant fin autant que faire se peut à la segmentation par public » écrit l’Odas. A ce titre, l’expérimentation des Maisons départementales de l’autonomie actuellement accompagnée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) est à sans doute à regarder à la loupe.
Références




