800 000 logements réhabilités sur le plan thermique, c’est l’engagement qu’avait pris l’Union sociale pour l’habitat (USH) en 2008 dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
Une première tranche de 100 000 appartements a déjà bénéficié de travaux, financée jusqu’à 45 % par un éco-prêt bonifié, au taux préférentiel de 1,9 % sur 15 ans, distribué par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
Cependant en mai dernier, cette dernière a annoncé le retrait du prêt, refusant de continuer à assurer sa bonification.
Véritable effet levier – « La bonification coûtait 70 millions d’euros par an, elle a permis de réaliser pour 1,2 milliard d’euros de travaux. Ce prêt a un véritable effet levier », défend Thierry Bert, le délégué général de l’Union sociale pour l’habitat.
CDC et Etat se renvoient la balle, chacun estimant qu’il revient à l’autre de financer cette bonification.
70 000 dossiers bloqués – Cet arrêt est d’autant plus préjudiciable que 70 000 dossiers de financement de travaux de réhabilitation thermique sont bloqués depuis mai, et que les crédits européens Feder pour la rénovation thermique risquent eux aussi d’être perdus.
Le prochain congrès de l’Union sociale pour l’habitat, du 27 au 29 septembre à Bordeaux, devrait sûrement être l’occasion de trouver un compromis pour assurer la pérennité du dispositif.
Cet article est en relation avec le dossier
Thèmes abordés




