La réunion de travail du groupe régional Ile-de-France/Normandie de l’Andev affichait un ordre du jour dense, ce mercredi 8 octobre à Nanterre : comment réagir face à «l’avalanche de réformes» qui touche l’Education nationale et affecte les communes, en bousculant l’équilibre du service public ?
Paradoxe : bien qu’imposées «par le haut», ces réformes ont suscitées, pour certaines communes, un rapprochement entre les services éducatifs des villes et les cadres locaux de l’Education nationale. Ainsi les villes de Gennevilliers et Guyancourt ont-elles noué une coopération fructueuse et inédite avec les inspecteurs autour des passerelles entre le soutien aux enfants en difficulté et les activités périscolaires de la mairie. De son côté, c’est autour du contrat local d’accompagnement à la scolarité (Clas) que la ville de Grigny expérimente le même genre de collaboration.
Reste que l’inquiétude demeurait palpable : «ces différentes réformes, présentées comme répondant aux besoins de l’opinion publique et non formalisées dans une loi et un cadre uniques, entraîne la déconstruction complète de la loi de 1989, qui touchait aux Rased, aux IUFM, à l’école maternelle», analyse un ancien cadre du SGEN-CFDT.
Le groupe régional de l’Andev se propose donc d’explorer toutes les pistes pertinentes «pour ne pas perdre les deux heures de soutien, réfléchir à un accueil des enfants le mercredi matin et reposer la question des rythmes biologiques des enfants» énumère Alain Bocquet, directeur du service de l’enseignement de la ville de Nanterre. La création d’un groupe de travail par l’inspecteur d’académie des Hauts-de-Seine, sur les deux heures de soutien et dont les conclusions sont attendues pour février 2009, pourrait ainsi nourrir cette recherche collective.
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