Comme toute idée novatrice, celle-ci est apparue saugrenue car antinomique au respect des contrats signés. L’argument des banquiers est imparable : personne n’a obligé une collectivité à signer un contrat de prêt, fut-il toxique. Il est vrai que les collectivités ne sont pas exemptes de tout reproche puisque dès le début des années 2000, de nombreux écrits (surtout dans ces colonnes) ont décrypté les différents produits créés, anticipé leurs dérives potentielles, démontré leur dangerosité et surtout déconseillé leur fréquentation. Impossible donc de ne pas savoir que ces produits n’avaient rien de miraculeux et que la très faible indexation proposée par les banquiers était consubstantiellement accompagnée d’un risque de dérive de ladite indexation.
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