Mercredi 23 novembre 2011, un an après l’annonce du plan de développement des usages du numérique à l’école, l’Association des régions de France (ARF) a souhaité rappeler au gouvernement ses engagements pris en faveur de l’usage du numérique au lycée, et plus spécifiquement, de l’accompagnement et de la formation des enseignants.
En 2009, si la France se situait au 8e rang européen concernant l’équipement informatique de ses établissements secondaires, l’usage du numérique dans un contexte pédagogique la plaçait en queue de peloton, au 24e rang.
Former et accompagner – « Cet écart doit se réduire, martèle François Bonneau, président de la commission éducation de l’ARF. Les régions ont joué le jeu en investissant massivement dans les équipements et les réseaux, mais cela ne suffit pas. Introduire le numérique dans les pratiques pédagogiques ne va pas de soi. Il faut mettre l’accent sur la formation initiale et continue, mais aussi accompagner la familiarisation à l’outil. »
Les régions ont interrogé les rectorats à propos de leurs investissements dans l’accompagnement du numérique éducatif. Les résultats obtenus sont alarmants : « Les crédits alloués à la formation continue ne cessent de baisser », s’inquiète François Bonneau, qui demande aussi que soient développés des supports numériques dignes de ce nom.
« Un manuel numérisé n’est pas un manuel numérique. La qualité des supports pédagogiques actuellement proposés par les éditeurs n’est pas à la hauteur des enjeux. »
Au moins 1 000 postes supplémentaires – Le constat est tout aussi édifiant concernant la maintenance technique. D’un côté, 16 régions consacrent 555 ETP à la maintenance informatique des équipements des lycées, alors que cela ne relève pas de leurs compétences. De l’autre, 15 rectorats n’y consacrent que 360 ETP.
« L’usage optimal des équipements passe aussi par une maintenance efficace. Pour cela, il faudrait pouvoir créer au moins 1 000 postes supplémentaires, évalue François Bonneau. Dans la mesure où nous investissons dans le matériel, il serait logique que nous en assumions la maintenance », concède-t-il.
A condition bien sûr que les régions bénéficient d’une dotation qui couvre ces frais. Une demande légitime, que l’Etat risque fort d’ignorer au nom du gel des dotations.




