Destiné à financer les actions de prévention menées par les collectivités locales et les associations, le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) s’élèvera en 2012 à 50 millions d’euros. C’est ce qui ressort de la loi de finances initiales pour 2012, adoptée définitivement le 22 décembre 2011 par le Parlement. Le montant est composé de 35 millions d’euros prélevés sur le produit des amendes et de 15 millions d’euros en provenance du budget général.
Même montant – Le niveau de cette enveloppe, qui, pour la première fois, était inscrite dans la loi de finances, est comparable à celui de 2011 (51 millions d’euros) et 2010 (49 millions d’euros). Pourtant, devant le comité directeur de l’Association des maires de France, qui en était demandeuse, le ministre de l’Intérieur avait admis en juin dernier la nécessité d’augmenter les crédits du FIPD pour aider les élus locaux dans leurs initiatives. Néanmoins, fait-on observer au ministère de l’Intérieur, le maintien des 50 millions d’euros « est évidemment une situation appréciable dans le contexte actuel de restrictions budgétaires ».
Mêmes orientations – De son côté, le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance (SG-CIPD) indique que la circulaire annuelle d’orientation devrait « être envoyée beaucoup plus tôt cette année », dans le courant du mois de janvier. « Les crédits seront ainsi mis à disposition des préfets beaucoup plus tôt, ce dont on ne peut que se réjouir », souligne-t-on. Le SG-CIPD précise par ailleurs que les « orientations et répartitions s’inscriront dans la continuité » des précédentes circulaires, soit la poursuite de la mise en œuvre du plan national de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes, lancé en octobre 2009.
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