Il a entre autres vanté la réforme de juillet 2011 en insistant sur le fait que « le volontariat pour les sapeurs-pompiers, c’est un trésor qu’il nous faut à toutes forces préserver. Et avec cette loi, les sapeurs-pompiers volontaires ont enfin un cadre juridique qui les protège dans l’exercice de leurs missions ».
Nicolas Sarkozy a longuement rendu hommage aux professionnels de la sécurité. « Cette année encore, pour la 9e année consécutive, les faits de délinquance ont diminué. Nous le devons à l’action des policiers, à l’action des gendarmes mais 10 gendarmes sont morts et 5 policiers sont décédés en service cette année : 11 pompiers, 10 gendarmes, 5 policiers », a-t-il souligné.
Service minimum – Le président a aussi profité de l’occasion pour évoquer le service public minimum dans les transports, plaidant pour son instauration dans les transports aériens, un sujet qu’il estime populaire après la grève de décembre, pour éviter que des Français soient pris en « otage » dans les aéroports.
« La continuité du service public est une exigence absolue. C’est notre spécificité et notre honneur », a-t-il affirmé. Selon lui, « nos concitoyens ont été très sensibles à la mobilisation des forces de l’ordre pour rétablir un fonctionnement normal de la sûreté » à l’aéroport de Roissy, où le personnel de sécurité s’était mis en grève juste avant Noël.
Pour lui, le service minimum dans les transports en commun est « aujourd’hui une réalité. Personne ne s’en plaint et personne ne reviendra dessus. Il suffit simplement de dire les choses tranquillement et d’apporter des solutions », selon le texte de son allocution.
Nicolas Sarkozy a en outre salué les professionnels de la santé, et notamment les représentants des services sociaux en charge des maisons de retraite, des établissements pour personnes handicapées, et en charge de l’hébergement d’urgence, insistant sur le fait que « jamais l’Etat ne s’était autant mobilisé pour venir en aide aux personnes sans abri ».
Pas de doute sur l’utilité – « Les Français, ont confiance dans leur administration ; ils connaissent la compétence et l’honnêteté des fonctionnaires », a-t-il enfin souligné. « Ce n’est pas tout le monde qui, le matin, peut quitter son domicile en se disant : ‘je sais que ce que je fais, c’est important’. C’est la noblesse des fonctionnaires, soyez fiers de votre travail et soyez-en remercié pour votre engagement. »
Cet hommage tranche avec les propos tenus le 27 septembre dans l’Oise par le chef de l’Etat. S’exprimant dans une usine, il avait dit être de son devoir de penser d’abord « aux ouvriers, aux salariés et aux cadres », plutôt qu’à « ceux qui ont un travail difficile mais qui ont un statut qui les protège ».
La députée (PS) de Moselle Aurélie Filippetti, proche de François Hollande, a ironisé sur cet hommage, alors que « depuis 4 ans, il n’a eu de cesse de sabrer drastiquement dans les effectifs », selon son communiqué.

