«Le gouvernement, soucieux de réduire les déficits publics, communique sur [
] la réforme du Revenu de solidarité active (RSA) à peine engagée qui risque d’être la victime de ces économies», craint Claudy Lebreton, président de l’Assemblée des départements de France (ADF) dans un communiqué du 11 avril.
Martin Hirsch, Haut Commissaire à la Pauvreté et à la Solidarité active avait chiffré le coût supplémentaire de la réforme à 2 voire 3 milliards d’euros.
«Aujourd’hui, le chef de l’Etat semble arbitrer pour une réforme qui ne coûterait qu’un milliard d’euros, mais sans préciser qui paiera, et cette somme est déjà jugée insuffisante par le Haut Commissaire», regrette Claudy Lebreton.
Le président de l’ADF souligne à ce titre que les départements, auxquels l’Etat doit encore deux milliards d’euros pour le RMI, considèreront comme inacceptable un transfert du coût du RSA vers leurs budgets.
Il rappelle également que près d’un tiers des départements ont accepté à la demande du gouvernement d’expérimenter le RSA depuis plusieurs mois.
«Ce revenu concerne des milliers de personnes en difficultés sociales, pour lesquelles les départements mettent en oeuvre des politiques innovantes et volontaristes», rappelle ce dernier.
L’ADF se déclare prête à s’impliquer pour poursuivre et moderniser les politiques de solidarité sociale, «en cette année 2008, 20ème anniversaire du RMI».
Social
Claudy Lebreton craint que le RSA soit une réforme mort-née
Publié le 11/04/2008 • dans : A la une, France
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