Malgré les signes extérieurs de vertu dont on tente de la parer, la fiscalité dite "écologique" en France porte assez mal son nom. En réalité, c'est surtout une fiscalité de rendement. Sa dimension incitative est restée, en tout cas jusqu'à présent, limitée.
De nombreux instruments composent la palette de cette fiscalité. Certains touchent les collectivités plus directement et plus lourdement que d'autres, notamment ceux concernant les déchets, l'eau, l'énergie, le climat et le transport.
Une vraie fiscalité verte juste, réellement efficace, incitative au changement, correctement redistributive, raisonnablement acceptable, serait une chance pour les collectivités. Mais il faudrait une vraie volonté gouvernementale de repenser le modèle.