La tendance se confirme. Le troisième baromètre de la protection sociale de la fonction publique territoriale, que vient de publier la MNT, conforte deux premières études sorties en 2009 et 2011 : 32 % des territoriaux ont renoncé à des consultations ou des soins médicaux au cours des douze derniers mois.
Ils étaient 29 % en avril 2011 et 33 % en février 2009.

Question : Au cours des douze derniers mois, avez-vous renoncé à des consultations ou soins médicaux ? Cliquez sur l'image pour l'agrandir
L’enquête menée par l’Ifop précise que 17 % des personnes interrogées ont renoncé une fois à des soins, et 15 % à plusieurs reprises.
« Les agents travaillant dans un conseil régional, dans la filière administrative, les moins de 35 ans et les agents touchant moins de 1 500 euros par mois sont les plus concernés », observe Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.
Dans le détail, les soins dentaires (41 % des réponses), les prothèses dentaires (34 %), les équipements optiques (32 %), la consultation d’un spécialiste (31 %) sont les interventions médicales dont les agents se passent le plus.
25 % des agents ont renoncé à consulter leur généraliste – Plus préoccupant, 25 % des agents ont renoncé à consulter leur médecin généraliste, soit 10 points de plus qu’il y a quatre ans.
Sans surprise dans un contexte de crise économique, les raisons financières expliquent en grande partie ce phénomène. Les remboursements insuffisants de la sécurité sociale (42 %), les difficultés à avancer les frais (42 %), le coût élevé des soins (39 %), les dépassements d’honoraires non remboursés (35 %) sont les plus fréquemment cités.
86 % des agents estiment d’ailleurs que le montant consacré aux dépenses de santé a augmenté dans leur budget au cours des cinq dernières années.

Question : Considérez-vous qu’au cours des cinq dernières années, le budget consacré aux dépenses de santé…
Quant aux délais pour obtenir un rendez-vous – réponse qui avait émergé spontanément dans les enquêtes de 2009 et 2011 – ils arrivent en cinquième position, avancés par 33 % des personnes interrogées.
Aussi bien voire mieux – Pour autant, les personnes sondées s’estiment aussi bien (41 %), voire mieux (12 %) protégées par leur couverture en matière de santé qu’au cours des cinq dernières années.
Des chiffres en hausse par rapport aux enquêtes précédentes.

Question : Pour chacun des éléments suivants, diriez-vous que vous en êtes très, plutôt, plutôt pas ou pas du tout satisfait(e) ?
93 % des territoriaux déclarent adhérer à une complémentaire santé prenant en charge totalement ou partiellement les dépenses de santé non remboursées par la sécurité sociale : 80 % en tant que souscripteur et 13 % par l’intermédiaire de leur conjoint ou de leurs parents.
35 % de bénéficiaires – Et alors que la participation financière des collectivités à la protection sociale des agents est entrée en vigueur au 1er janvier, 35 % des agents déclarent en bénéficier, contre 27 % en avril 2011.
92 % des agents appellent de leurs vœux une participation au financement d’une complémentaire santé et d’un contrat de prévoyance.
Décalage entre attentes et perception des actions – A noter que le décalage est souvent important entre les attentes des agents quant au rôle de leur collectivité en matière de protection sociale et la perception des actions que celle-ci mène.
Les écarts sont particulièrement remarquables pour la détection et la prévention des risques psychosociaux (84 % d’attentes, 31 % d’actions menées) et la prévention des troubles musculo-squelettiques (78 % contre 29 %).

Question : Au cours des douze derniers mois, vous avez rencontré des problèmes de santé liés au travail…
Références


